Nyali : un contrôle de police au cœur des interrogations après la mort d’un bébé de 9 mois.
Par Administrateur · 27 août 2026 à 13h33 · 28 vues · 3 min de lecture
D’après le récit familial, le bébé souffrait d’une forte fièvre dont l’état se serait rapidement détérioré. Ses parents auraient alors décidé de l’emmener en urgence à l’hôpital. C’est au niveau du carrefour Nyali que leur déplacement aurait été interrompu par un contrôle routier. La mère aurait été interrogée sur certaines pièces d’identité, tandis que le père aurait expliqué aux agents la gravité de l’état de santé de l’enfant.
Les policiers auraient demandé le paiement d’une somme de 15 000 FCFA avant de permettre au véhicule de poursuivre sa route. Le père aurait proposé une somme inférieure, correspondant à l’argent dont il disposait, mais cette proposition n’aurait pas été acceptée. Il aurait ensuite été conduit au poste, tandis que la mère serait restée auprès du nourrisson dans le véhicule.
Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, l’affaire soulève surtout la question de la gestion des situations d’urgence lors des contrôles routiers. Lorsqu’une personne signale une détresse médicale, la priorité devrait être de permettre l’accès rapide aux soins, tout en préservant les procédures de contrôle. Dans ce cas précis, la durée réelle de l’interruption et son impact sur l’état de santé du bébé restent toutefois à établir.
La mobilisation de proches et de riverains au carrefour Nyali traduit désormais une demande de clarification. La famille souhaite notamment comprendre le déroulement exact du contrôle, les échanges intervenus avec les agents et les raisons ayant conduit au maintien du véhicule sur place. Le chef de poste aurait, pour sa part, transmis un compte rendu à sa hiérarchie, selon les informations rapportées.
À ce stade, aucune conclusion définitive ne permet d’attribuer la responsabilité du décès aux agents impliqués. Seule une enquête officielle, appuyée par les éléments médicaux, les témoignages et les éventuelles images de surveillance, pourra déterminer les causes précises de la mort et établir si le délai survenu lors du contrôle a eu une quelconque incidence sur l’issue dramatique de cette évacuation. Pour la famille, l’enjeu est désormais de faire établir les faits et, le cas échéant, les responsabilités.
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