Trois mesures pour renforcer le système de santé.
Par Administrateur · 09 octobre 2026 à 13h33 · 22 vues · 2 min de lecture
La première mesure prévoit l’ouverture d’une filière de formation des aides-soignants dans les Écoles provinciales de formation d’action sanitaire et sociale (EPFASS), dès l’année académique 2026-2027. Accessible aux titulaires du BEPC, cette formation durera deux ans et conduira au diplôme d’État d’aide-soignant.
La première promotion comptera 75 apprenants, recrutés par concours, à raison de 25 places dans chacun des établissements de Mouila, Makokou et Oyem. Le recrutement reste soumis à la validation des ministères chargés de la Fonction publique et du Budget.
Deuxième priorité : le Centre national de santé mentale (CNSM). Avec une capacité de 87 lits, l’établissement fait face à une saturation de ses services, à la vétusté de ses infrastructures ainsi qu’à un manque de personnel, d’équipements et de médicaments.
Pour répondre à cette situation, un plan d’urgence de six mois prévoit la réhabilitation du centre, le renforcement des ressources humaines et matérielles, ainsi que l’amélioration de la sécurité des patients et du personnel. Son coût provisoire est estimé à 1,605 milliard de FCFA.
À plus long terme, le programme prévoit également la construction d’un hôpital psychiatrique à Port-Gentil et de centres provinciaux de santé mentale.
La troisième mesure concerne le redéploiement des médecins spécialistes dans les différentes provinces. Actuellement concentrés à Libreville et dans l’Estuaire, ces professionnels devront désormais effectuer des missions obligatoires de 15 jours à un mois par an dans les structures sanitaires de l’intérieur du pays.
Ces missions comprendront des consultations, des actes médicaux et chirurgicaux ainsi que le transfert de compétences aux équipes locales, avec l’appui de la télémédecine. Les structures d’accueil devront notamment prendre en charge l’hébergement, la restauration et les déplacements des équipes médicales.
À travers ces trois décisions, les autorités entendent renforcer le personnel paramédical, améliorer la prise en charge des troubles mentaux et réduire les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins.
Leur efficacité dépendra désormais de la mise en œuvre effective des mesures, des moyens mobilisés et de leur capacité à répondre durablement aux besoins des populations.
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