Mouila : un gardien de prison derrière les barreaux pour une affaire de cannabis.
Par Administrateur · 05 octobre 2026 à 14h42 · 3 vues · 2 min de lecture
L’affaire remonte à février 2026, lorsque deux civils, Clarek Mombo Boussougou et Abdoulaye Bobo, sont interpellés par les agents de l’Office central anti-drogue (OCAD) de la Ngounié. Les policiers découvrent du cannabis en leur possession avant de poursuivre les investigations jusqu’au domicile qu’ils occupent avec Terence Eyeghe, agent pénitentiaire.
La perquisition menée dans la chambre de ce dernier permet également de mettre la main sur du cannabis. C’est à partir de cette découverte que l’enquête cherche à déterminer l’origine de la drogue et le rôle de chacun. Terence Eyeghe affirme dans un premier temps avoir obtenu le produit à Libreville, mais ses explications évoluent au fil des interrogatoires et de l’audience.
L’élément le plus sensible du dossier concerne toutefois la provenance supposée du cannabis. Selon une source proche de l’affaire, la drogue aurait été retirée frauduleusement d’un scellé placé sous la garde du tribunal de Mouila. Si cette origine est au cœur des accusations, elle donne une dimension particulière au dossier : des produits saisis dans le cadre de procédures judiciaires auraient ainsi pu réapparaître dans un circuit de consommation et de vente.
À l’audience, les déclarations des prévenus ne permettent pas de dégager une version commune. Abdoulaye Bobo reconnaît avoir participé à la vente et explique avoir voulu aider Terence Eyeghe. Clarek Mombo Boussougou reconnaît pour sa part être consommateur de cannabis. Les agents Vinique Kassa Kassa et Ndembi Aworet contestent, eux, toute implication dans les faits reprochés.
Le parquet avait requis jusqu’à dix ans de prison contre Terence Eyeghe et Ndembi Aworet, tout en demandant des peines plus légères pour les deux civils. Le tribunal a finalement relaxé Vinique Kassa Kassa et Ndembi Aworet. Terence Eyeghe, Clarek Mombo Boussougou et Abdoulaye Bobo ont, quant à eux, été condamnés à douze mois de prison ferme et à 100 000 FCFA d’amende chacun. Une décision qui place ainsi un ancien gardien de prison derrière les mêmes barreaux que ceux dont il avait la charge.
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