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Grand Libreville : pourquoi les coupures d’électricité s’éternisent?

Par Administrateur · 26 septembre 2026 à 09h06 · 143 vues · 3 min de lecture

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Grand Libreville : pourquoi les coupures d’électricité s’éternisent?

Depuis près de deux semaines, les délestages perturbent fortement le quotidien dans le Grand Libreville. Ménages, commerces et autres activités dépendantes d’une alimentation continue doivent composer avec des coupures qui se répètent dans plusieurs secteurs. La SEEG explique que les difficultés ont débuté après plusieurs incidents techniques affectant successivement des installations de production, de transport et de distribution.


Le principal point de rupture se situe sur la liaison électrique Bisségué-Owendo. Dans la nuit du 13 au 14 septembre, un conducteur de la ligne aérienne de 90 kV s’est rompu, mettant temporairement cet axe hors service. Cette infrastructure joue un rôle important dans l’acheminement de l’électricité au sein du Réseau interconnecté de Libreville, de sorte que sa défaillance a eu des répercussions sur d’autres ouvrages du système.


La difficulté ne tient donc pas uniquement à une panne locale. Avec une partie du réseau de transport indisponible, une ligne encore fonctionnelle doit absorber une charge plus importante. Lorsque la consommation augmente fortement, notamment aux heures de pointe, les capacités de transit deviennent insuffisantes pour répondre simultanément à toute la demande. Les délestages par secteurs constituent alors, selon les explications rapportées de la SEEG, un moyen de maintenir l’équilibre entre l’électricité disponible et celle consommée.


À cette fragilité du réseau s’est ajoutée une contrainte du côté de la production. La centrale flottante KarPowerShip, installée à Owendo, a été temporairement mobilisée pour des opérations de maintenance. La SEEG avait annoncé le 11 septembre une baisse importante de la capacité disponible, avec notamment un arrêt prévu le 13 septembre pour des travaux sur ses équipements. Cette diminution de la production est intervenue au même moment que l’indisponibilité de la ligne Bisségué-Owendo, accentuant la pression sur le réseau.


Face à cette situation, les équipes techniques de la SEEG ont été déployées pour diagnostiquer les équipements touchés et rétablir progressivement le réseau. Au 25 septembre, L’Union rapporte qu’un équipement de remplacement identifié à Oyem avait été mobilisé afin de permettre la réparation de la seconde ligne. Sa remise en service est présentée comme une étape attendue pour augmenter les capacités de transit et réduire progressivement les délestages. Parallèlement, cinq nouvelles turbines à gaz ont été acheminées début septembre vers la centrale d’Akournam, avec l’objectif annoncé de renforcer et sécuriser la production électrique du Grand Libreville.


En définitive, la crise actuelle met surtout en lumière la dépendance du Grand Libreville à quelques infrastructures majeures. La panne d’un seul ouvrage de transport, combinée à une réduction temporaire des capacités de production, suffit à provoquer des perturbations à grande échelle. Au-delà du rétablissement de la situation actuelle, l’enjeu consiste donc à renforcer les capacités de production, diversifier les voies d’acheminement et disposer de solutions de secours capables d’absorber les incidents sans les répercuter aussi largement sur les populations.

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