Après cinq ans de pause, la carte de presse revient au cœur de l’actualité.
Par Administrateur · 18 octobre 2026 à 23h07 · 86 vues · 3 min de lecture
Après près de cinq ans sans nouvelle session connue, la Commission nationale de la carte professionnelle de presse et des métiers du cinéma doit reprendre ses travaux le 26 octobre prochain. Selon nos confrères de l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’annonce a été faite par le directeur général de la Communication, Alexis Koumba. Cette échéance marque la relance d’un dispositif destiné à identifier les professionnels du secteur et à encadrer la délivrance de leur titre professionnel.
Les candidats disposent toutefois d’un délai particulièrement court pour préparer leur dossier. Les dépôts sont prévus du 19 au 23 octobre 2026, à la Direction générale de la Communication, au ministère de la Communication et des Médias, porte 106, à Libreville. Les postulants doivent notamment fournir une demande manuscrite adressée au ministre, une copie légalisée de leur acte de naissance, deux photos d’identité récentes et un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois.
Au-delà de ces pièces administratives, les conditions de qualification constituent un élément central de la procédure. Le ministère exige un diplôme délivré par une école supérieure de journalisme ou un diplôme équivalent, ainsi qu’une preuve d’au moins cinq années de pratique professionnelle continue au sein d’un organe de presse écrite, en ligne ou audiovisuelle. Des exigences similaires sont prévues pour les professionnels relevant du secteur cinématographique. Ces critères visent à distinguer l’exercice régulier du métier d’une activité occasionnelle, mais peuvent aussi limiter l’accès à la carte pour les jeunes professionnels et les profils dont le parcours est moins linéaire.
La portée de cette démarche dépasse ainsi la simple délivrance d’un document. La carte de presse constitue un outil de reconnaissance professionnelle et peut faciliter certaines démarches liées à l’exercice du métier. En 2021, lors de la précédente session, les autorités avaient déjà insisté sur la nécessité de réserver ce titre aux personnes répondant aux critères réglementaires. Son attribution doit donc contribuer à la structuration du paysage médiatique, sans pour autant remplacer les exigences d’éthique, de rigueur et de responsabilité qui accompagnent le travail journalistique.
Reste désormais à savoir si cette reprise permettra d’assurer un suivi plus régulier des demandes et de mieux répondre aux réalités du secteur. Avec seulement cinq jours prévus pour le dépôt des candidatures, les professionnels concernés doivent rapidement vérifier leur éligibilité et réunir les justificatifs nécessaires. La session du 26 octobre représente une nouvelle étape pour la reconnaissance des métiers de la presse au Gabon, dont l’impact dépendra aussi de la transparence du processus et de la continuité des prochaines attributions.
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